Quelques conseils et réflexions sur la création d’une boîte 2.0 (part 1)

Créer une société sur Internet est aujourd’hui presque facile (du moins aux USA, pour la France c’est vrai que c’est légèrement plus compliqué). Cette facilité ne doit pas occulter l’objectif principal qui est de faire perdurer cette activité. A ce jour pour qu’une entreprise perdure il lui faut maximiser les 3 C (Cash, Clients, Commandes) et limiter les charges de fonctionnement.

Dans le contexte web 2.0, création de société à tout va, il est intéressant de regarder quelles sont les possibilités de réponse à ces pré-requis.

Le Cash initial

Le cash c’est un peu le nerf de la guerre mais à l’inverse des années 90, les start up sur Internet en ont besoin dans des montants beaucoup plus réalistes. En effet, quelques milliers d’euros sont nécessaire pour développer from scratch un site Internet, quelques centaines de milliers de plus et votre société peut être intéressante pour un Yahoo ou bien un Google, le bon métrique à retenir est sans aucun doute celui de Flickr qui a investi 400k$ avant de se faire racheter. Donc comment trouver ce cash minimum mais nécessaire au lancement de l’activité ?

Plusieurs possibilités ou bien plusieurs pistes à ne pas tenter :

Le capital risque : A moins d’avoir un truc de folie et disponible dans une version prototype, oubliez les VC (Venture Capitalists). Il faut savoir qu’ils financent généralement la mise sur le marché et non pas les développements R&D. Peut être que cela est une solution intéressante dans une seconde phase de développement de la société.

Les amis : Ou plus communément appelé le « love money », non ce n’est pas de l’argent provenant d’un réseau de prostitution quelconque mais bel et bien l’argent du vrai Amour (votre mère, vos amis et relation…). L’idée est donc de les associer au financement initial de votre société. A ce stade on va dire qu’ils sont vraiment sympa et croient aussi beaucoup en vous (ou bien ils veulent vous faire plaisir ou ils n’ont pas le choix). Les montants investis peuvent aller de quelques k€ jusqu’à quelques centaine de k€.

Déplacé partie 5
Les subventions
: Il y a généralement deux types de subventions celle pour le financement de développement R&D celle pour le développement territorial. Les deux approches sont réellement différente et peuvent être réalisées en parallèle.
Pour la R&D c’est à l’OSEO-ANVAR qu’il faut aller, mais oubliez si vous voulez leur expliquer que votre site sera full AJAX et que l’intégration de cette technologie est innovante. En revanche, cela marche bien si vous devez développer un soft de reconnaissance vocale et qu’ensuite vous ayez un service web pour commercialiser cette technologie. Les montants des aides sont conséquents mais attention cela est une avance remboursable (donc un jour il faudra redonner cet argent !).
Pour les aides plutôt territoriales, on va dire que les montants sont plus limités (quelques dizaines de k€) mais les conditions d’obtention sont moins contraignantes.

La banque : Certes beaucoup moins glamour ou fun mais bon cela reste une piste comme une autre qui pourra permettre d’acheter quelques serveurs quand les beta testeurs commenceront à devenir plus nombreux.

Vos économies : Bon c’est certain c’est dur mais vous devez injecter un minimum d’argent dans votre boîte sinon vous êtes pas tellement crédible et c’est votre première source de cash ;)

To be continued…

Update voici un essai de plan de ce qui va suivre :

1- Le cash initial à la création (en gros ce post)
2- Les clients (ou visiteurs)
3- Les commandes
4- L’équipe
5- Les aides en tout genre (prêts d’honneurs, subvention (que je déplace de ce post d’ailleurs),…)

Si vous avez d’autres idées…

Most Commented Posts

15 Comments

  1. mister_patate (2 comments)
    Posted May 29, 2006 at 8:33 am | Permalink

    Sachant que les banques demandent systématiquement des garanties, et c’est d’autant plus vrais pour les nouvelles technologies.
    Leur discours “Vous croyez en votre idée, ya pas de risques, met ta maison, je m’occupe du reste.”.

  2. Cyberdeeder (78 comments)
    Posted May 29, 2006 at 9:10 am | Permalink

    Très intéressant. J’attends impatiemment la suite ;)

  3. henri (603 comments)
    Posted May 29, 2006 at 9:16 am | Permalink

    Thanks on va dire la suite la semaine prochaine…

  4. Benoit (30 comments)
    Posted May 29, 2006 at 9:57 am | Permalink

    Tres bon début, je me reconnais bien dans tout ça car je suis en plein croissance!
    J ai créé ma boite 2.0 il y a un mois et le site va ouvrir en juillet!
    Pour les aides on pourrait rajouter l’ACCRE, qui permet une exoneration de charges et de cotisations pendant les 12 premiers mois; ce qui est deja pas mal.
    Vivement la suite.

  5. henri (603 comments)
    Posted May 29, 2006 at 10:11 am | Permalink

    En effet Benoît je n’ai pas abordé les conditions dans lesquels on doit créer sa boîte (next time?).

  6. KirO (24 comments)
    Posted May 29, 2006 at 12:00 pm | Permalink

    Sympa comme tout cette série à venir d’articles.
    Même si je ne me sens pas pret à sauter le pas, j’ai des idées plein la tête!
    Et puis c’est encore différent ici en Belgique ;)

    Vivement la suite.

  7. Daniel (61 comments)
    Posted May 29, 2006 at 1:46 pm | Permalink

    Il faut aussi que l’on parle de la boite sur Techcrunch ou ici sauf si on a un super carnet d’adresse et que LLM fait une note pour annoncer que l’on a un blog :-)

    Pour le cash il y a aussi les prets d’honneur et les aides des assoces (par exemple des assoces d’anciens de grandes ecoles ou fondations pour l’innovation, etc..)
    ça peut bien aider

    Les incubateurs peuvent aussi permettre d’avoir quelques moyens à peu de frais

  8. henri (603 comments)
    Posted May 29, 2006 at 1:50 pm | Permalink

    Daniel c’est la seconde partie (semaine prochaine…). J’ai essayé de n’aborder que la partie cash initial de lancement. La semaine prochaine c’est le second “C” les clients ;)

    Mais tu as raison il faut que je fasse un plan pour que cela soit plus clair… Thanks

  9. Nicolas (184 comments)
    Posted May 29, 2006 at 7:24 pm | Permalink

    Toujours le même problème Français (mais peut-être concerne t’il aussi d’autres pays …) de manque de fonds (publics ou privés j’entends) qui s’investissent dans le capital amorçage. Dès que t’as un truc qui crache y a du monde pour investir mais lorsque tu démarres alors là wallou !

    Henri je te sens bien parti pour nous pondre un petit rapport sur “comment encourager le capital amorçage en France” ! Comment ça tu m’as piqué mon sujet de mémoire d’expertise comptable … ;)

  10. henri (603 comments)
    Posted May 29, 2006 at 7:26 pm | Permalink

    Non t’inquiètes c’est un sujet moribon en france je te le laisse ;)

  11. Daniel (61 comments)
    Posted May 29, 2006 at 7:32 pm | Permalink

    Il peut y avoir aussi l’ANPE dans le cash initial pour completer l’histoire de mettre ses propres sous :-)

  12. Nicolas (184 comments)
    Posted May 29, 2006 at 7:36 pm | Permalink

    L’ANPE dispose de fonds pour financer ce genre d’initiative ??? Alors là j’apprends un truc .

  13. henri (603 comments)
    Posted May 29, 2006 at 9:17 pm | Permalink

    Tiens je vais donc voir de plus près cette histoire d’ANPE… (mais faut se faire virer avant! est ce que l’APEC fait la même chose?)

  14. Mathieu (7 comments)
    Posted May 29, 2006 at 9:38 pm | Permalink

    Vivement la suite ! :)

  15. kwa (168 comments)
    Posted May 30, 2006 at 1:36 am | Permalink

    Je devine que Daniel faisait allusion aux allocations chômage perçues les premiers mois (jusqu’à 12 ?) suivant la création de l’entreprise, mais cela ne concerne pas directement l’ANPE, mais plutôt les ASSEDIC, si je ne m’abuse. Par ailleurs, un chômeur créant son entreprise peut prétendre à toucher ses allocations chômage en cas de fermeture de celle-ci, dans certaines conditions. Des systèmes de financement similaires existent pour les allocataires de RMI, même si encore d’autres caisses qui financent la chose. Dans tous les cas, le point de départ semble être l’ACCRE.

    Pour en revenir à l’article lui-même, j’attends de voir la suite, et en particulier comprendre la nuance entre “clients” et “commandes”, car les deux me semblent intimement liés.

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